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" sem
baïno ! "
Bonjours !
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Voyages... |
En
Mongolie accueil n'est pas un vain mot, après avoir attaché
nos montures devant la yourte inconnue ou nous entrerons sans
frapper (Surtout pas, ce serait contraire aux bonnes manières)
nous boirons d'abord en guise de bienvenu le " tsou tsé
" le thé au lait salé et la silencieuse maîtresse
de maison disposera devant nous les aliments blancs (fromage,
crème, yaourt et beurre).
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Puis à
l'homme nous offrirons le tabac, il ira sans doute chercher
l'" aïrak " ce nectar qu'est le lait de jument fermenté,
légèrement alcoolisé; petit à
petit les enfants envahirons l'espace, au début un
peu intimidés par ces occidentaux a la peau et au cheveux
si clair, puis, a travers l'interprète, les questions
fuserons, y compris les plus indiscrètes; vous pourrez
sans complexe les interroger en retour et découvrirez
petit à petit ce peuple mongol si hospitalier.
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Un bref " bayarla
! " au revoir !, et nous reprendrons notre route accompagné
de quelques nomades qui se seront joint à nous, vivant
aux mêmes rythmes qu'eux, chevauchant comme eux, bercé
par des chants aux tonalités nostalgiques que leur
inspire l'infinie beauté de leur pays et que l'un ou
l'autre ne manquera pas d'entonner.
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Le soir nous
dresserons le camp près de la yourte " ger " d'une
famille amie, que nous avions connu ailleurs, une année
précédente au hasard de notre errance.
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Nous partagerons
leur joie des retrouvailles, l'invitation ne tardera guère
et, après nous être régalé d'un
copieux repas fait de tripaille d'un mouton tué spécialement
en notre honneur (vous n'êtes pas obligé), la
soirée, passée à échanger des
chansons tout en faisant tourner le bol d' " araki " (alcool
de lait de jument fermenté... vous n'êtes pas
obligé non plus) sera l'occasion de s'immerger un peu
plus profondément dans la Mongolie et ses traditions.
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Un autre jour,
plus loin, un chaman nous permettra peut être d'assister
a une impressionnante cérémonie dont la signification
profonde nous échappera, ou bien croiserons nous un lama
mendiant qui pour un peu d'argent nous « tirera les os
» (lire l'avenir) avec son jeu d'osselets.
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Plus loin encore
près de la frontière sibérienne nous
aurons l'occasion de rencontrer les « Tsatans »,
ces sauvages parmi les sauvages, éleveurs de rennes
et chasseur de loups, ancêtres des indiens d'Amérique.
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Un
jour nous serons surpris par l'animation qui règne dans
le village ou nous arriverons "Naadam! Naadam! c'est le 12 juillet,
la fête nationale mongole, nous avions perdu la notion
du temps... ce sera l'occasion de laisser reposer "hommes et
bêtes"
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Nous nous fondrons
dans la foule bigarrée pour assister aux "trois jeux
viril" : la course de chevaux, la lutte mongole, le tir à
l'arc; et nous aurons sans doute beaucoup de mal à
ne pas nous retrouver avec un solide mal de tête le
lendemain tant la vodka coule à flot et qu'il est malséant
de refuser la coupe tendue...
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Et
vous verrez bien d'autres choses surprenante encore, même
a la capitale, car en Mongolie l'aventure et l'étrangeté
sont là, présent, partout. |
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A
SUIVRE... "chez les chasseurs
à l'aigle"
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